Collection: BOURGOGNE

LE VIGNOBLE DE BOURGOGNE

PARTIE I : LE CHABLISIEN

Créé au Ier siècle par les Romains, le vignoble de Chablis doit attendre 867 pour enfin émerger. Des moines Bénédictins se voient offrir le village de Chablis par le Roi Charles II le Chauve, après qu'ils aient fui Tours pour s'éloigner de la menace vikings. 

En 1114, le vignoble prend forme, un cistercien nommé Hugues de Mâcon fonde l'Abbaye de Pontigny et développe la vigne sur les coteaux qui surplombe le serein. Le chablisien va alors continuer son expansion jusqu'à l'apparition du phylloxéra (1871). Les vignes seront en partie inondées pour stopper la prolifération de l'épidémie mais les pertes sont colossales, 98,5% de la superficie du vignoble doit être arraché. Les 30 glorieuses et l'arrivée des AOC redonne un second souffle à l'activité viti-vinicole dans la région de Chablis.

On dénombre 6.635 Ha de vignes à l'est d'Auxerre.

 Cépages Blancs (91% de la production) : Chardonnay & Sauvignon (AOC St Bris)

Cépage Rouge : Pinot Noir

 

AOC

 Petit Chablis (1944) Chablis (1938)
Chablis 1er Cru (1938) - 79 lieux-dits Chablis Grand Cru (1938) - 7 lieux-dits
Irancy (1998) Saint Bris (2003)

 

Les Grands Crus de Chablis : Blanchots, Bougros, Grenouilles, Les Clos, Preuses, Vaudésir & Valmur

PARTIE II : LA CÔTE DE NUITS

En 640, les moines de l'Abbaye de Bèze reçoivent des terres à Gevrey-Chambertin, incluant des vignes. C'est le début de la viticulture sur les coteaux au sud-ouest de Dijon. L'Abbaye de Saint-Vivant de Curtil-Vergny lance la production de vin à Vosne-Romanée en 1087. Puis en 1125, les cisterciens entreprennent de grands travaux pour remembrer le Clos Vougeot, cela leur prendra une centaine d'année. Pour parachever la structuration du vignoble, le Duc Philippe II, dit le Hardi, fera appliquer un édit visant l'interdiction et l'arrachage du Gamay, juger médiocre vis-à-vis du noble Pinot Noir en 1395.

Par la suite, avec la Révolution Française et la crise phylloxérique, les clos passeront de mains en mains, mais la renommée des "Champs Élysée de la Bourgogne" ne fera que croître.

La côte de Nuits est une étroite bande (300m de large en moyenne) de 20km entre Dijon et Nuits Saint Georges, la vigne y couvre 2.750 Ha.

 Cépage Rouge : Pinot Noir (90% de l'encépagement)

Cépages Blancs : Chardonnay & Aligoté

 

AOC

Marsannay (1987) Fixin (1936) 
Gevrer Chambertin (1936) Morey Saint Denis (1936) 
Chambolle Musigny (1936) Vougeot (1936)
Vosne Romanée (1936) Nuits Saint Georges (1936)
Côtes de Nuits Village (1937) Bourgogne Hautes Côtes de Nuits (1961)

 

On recense 135 lieux-dits en Premiers Crus & 24 en Grands Crus

PARTIE III : LA CÔTE DE BEAUNE

Dès le 4ème siècle av JC, certains Celtes se rendent en Italie et revenant dans l’actuelle région de Beaune, y implantent la culture de la vigne et l’art de faire du vin. Bibracte, sur le Mont Beuvray, est alors la capitale de la tribu celte des Eduens. Les fouilles archéologiques ont révélé les restes de centaines de milliers d’amphores venues d’Italie et datées du 2nd ou 1er siècle avant JC.

 Durant le Moyen-Âge, souvent troublé par des conflits, les moines jouissent d’une certaine tranquillité. Ils développent ainsi un savoir-faire viticole unique, transmis et amélioré de génération en génération. Leurs méthodes rigoureuses s’intéressent à tous les aspects de la viticulture (taille de la vigne, comparaison et sélection des cépages, conservation du vin, etc.). Surtout, les religieux posent les bases de deux notions fondamentales pour l’identité du terroir bourguignon :

Les Climats : Ce sont des lopins de terre délimités précisément, selon la nature du sol et les conditions climatiques locales. Ces parcelles donnent des vins de caractères différents, soigneusement hiérarchisés par les moines, en fonction de leur qualité. Aujourd’hui, en Bourgogne, vous pouvez découvrir des milliers de Climats, dont certains sont mondialement connus.

Les Clos : Il s’agit de Climats entourés de murs, construits par les religieux pour protéger la vigne des animaux. Les Clos ont façonné les paysages de Bourgogne. Ils incarnent aussi la continuité de la tradition bourguignonne : entre le Moyen Âge et la Révolution, certains ont connu seulement un ou deux propriétaires.

Le vignoble de la Côte de Beaune représente une superficie de 6.121 Ha  sur 20 km du Nord au Sud, de Ladoix-Serrigny jusqu'aux coteaux de Maranges.

Le Pinot Noir représente 55% de l'encépagement et le Chardonnay 45%. On compte également quelques vignes d'aligoté.

AOC

 Ladoix (1937) Pernand Vergelesses (1970) Aloxe Corton (1938) Chorey-Lès-Beaune (1970)
Savigny-Lès-Beaune (1937) Beaune (1936) Pommard (1936) Volnay (1937)
Monthélie (1937) Auxey-Duresses (1970) Saint Romain (1947) Meursault (1937)
Blagny (1937) Puligny Montrachet (1937) Chassagne Montrachet (1937) Saint Aubin (1937)
Santenay (1937) Maranges (1989) Côte de Beaune (1937) Hautes Côtes de Beaune (1961)
Bourgogne Hautes Côtes de Beaune (1961)


 

Un total de 325 Premiers Crus & 38 Grands Crus sont identifiés

PARTIE IV : LA CÔTE CHALONNAISE

Trait d'union entre le Nord et et le Sud, ce sous-vignoble offre des vins et des paysages variés. En descendant vers Chagny, le paysage change, la vigne ne suit plus de coteaux pendus mais part conquérir les collines avoisinantes, alternant avec les bois et les champs. Si Mercurey et Givry sont les bastions du Pinot Noir, les village de Rully et Montagny appartiennent au Chardonnay et l'Aligoté règne à Bouzeron.

Les 5 appellations communales s'étendent sur un longue bande de près de 40km de long (entre Chagny et Sercy) et allant jusqu'à 10km de large à certains endroits. En tout, la vigne recouvre 2.1OO Ha, principalement en rouge (70% contre 30% de blancs).

AOC

 Rully (1939) Bouzeron (1997) Mercurey (1936)
Givry (1946) Montagny (1936) Bourgogne Côtes du Couchois (2000)
Bourgogne Côte Chalonnaise (1990)

 

Malgré le nombre inférieur d'appellations communales, le vignoble de la Côte Chalonnaise présente 142 climats classés Premiers Crus. (soit 7 de plus que la Côte de Nuits).

PARTIE V : LE MÂCONNAIS

Délimité à l’ouest par la Grosne et à l’est par la Saône, le Mâconnais s’étend sur 35 km entre Sennecey-le-Grand au Nord et Saint-Vérand au sud. Il s’est développé au Moyen-Age grâce à l’abbaye de Cluny, toute proche. Terroir le plus étendu et le plus méridional de Bourgogne, il est planté majoritairement en Chardonnay. Dominé au sud par les majestueuses roches de Solutré et de Vergisson, il déroule un paysage grandiose de vallées et de coteaux abrupts. Alors qu’au nord du vignoble, au sud-ouest de Tournus, la vigne prend la suite des sommets boisés sur les monts.

Le chardonnay est roi dans le Mâconnais (85% des surfaces plantées). Il s’épanouit sur les pentes de ses collines verdoyantes aux sols calcaires ou argilo-marneux et bénéficie de diverses expositions. En latin, chardonnay – Cardonnacum – signifie “lieu où poussent les chardons”. On retrouve ses traces dès le XIe siècle. C’est le petit village de Chardonnay au nord du vignoble mâconnais qui lui a légué son nom ! La réputation de certains vins de Bourgogne élaborés à base de chardonnay lui ont ensuite apporté la renommée dont il jouit aujourd’hui.

Avec ses 5.600Ha, le vignoble représente un quart de la superficie de toute la Bourgogne viticole. 

 Cépage Blanc : Chardonnay
Cépages Rouges : Pinot Noir & Gamay

 

AOC : 

 Mâcon (1937) Mâcon-Villages (1937) - à savoir que 41 communes ont été autorisée à préciser leur nom
Mâcon Supérieur (1943) Pouilly Fuissé (1936)
Pouilly Loché (1940) Pouilly Vinzelles (1940)
Saint Véran (1971) Viré Cléssé (1998)

 

Depuis 2021, 22 climats de Pouilly Fuissé ont été élevé au rang de Premiers Crus.

 

Liste des Domaines chez BCSV : 

 Dme René Bouvier Dme Dominqiue Guyon Dme Michel Arcelain Dme de Rochebin
Dme Antonin Guyon Dme de la Roche Aiguë Dme Prunier Bonheur Maison Joseph Drouhin
Dme François Millet & Fils Dme Vincent Girardin Bouchard Père & Fils Bret Brothers
Dme Trenel Dme Drouhin Vaudon Dme Olivier Leflaive La Soufrandière
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